Voici une analyse d'un petit nombre de tableaux représentant bien, semble-t-il, le style de l'artiste. Ces oeuvres ont été peintes pendant les cinq dernières années et photographiées lors d'expositions.
Cette gouache qui semble à première vue représenter un couple de Mongols (1) entouré d'une multitude de formes et de couleurs est en fait un hommage que l'artiste rend à son passé et ses origines.
Comme son nom l'indique, cette toile représente la Horde d'Or. La Horde d'Or est le royaume mongol le plus occidental, situé à l'Ouest de l'Irtych et s'étendant sur le sud de la Russie et la Galicie. Il fut fondé, ainsi que sa capitale Saray, au Xlllè siècle.(...) Il subit l'influence des Turcs et de l'Islam. Il imposa sa suzeraineté aux princes russes, puis étant tombé dans l'anarchie dès la seconde moitié du XlVè siècle, il fut conquis en 1380 par Tuqtamich, khan de la Horde Blanche.(*)
C'est cette invasion des Mongols sur le peuple russe que l'artiste à représenté dans son ouvrage.
Dans cette amas de couleurs et de formes mettant du mouvement dans ce tableau, on retrouve des signes représentatifs de
l'animisme de ce peuple. Leurs Dieux se retrouve dans l'herbe (2), le vent et d'autre phénomènes naturels.
On peut remarquer que ses personnages sont vêtus de rouge(3). En effet, le rouge représente la violence et nous rappelle ainsi que l'homme n'est pas parfait. Mais cette couleur est aussi signe de vie dans la bible. Voilà la raison pour laquelle l'artiste colorera un grand nombre de personnages en rouge.
Pour conclure, ce tableau fortement chargé (et peut-être même un peu trop ... ) est en fait plein de sens mais qu'il faut aller chercher en profondeur. D'où l'importance des formes et des couleurs pour plaire au spectateur qui ne cherche pas à comprendre la signification de l'oeuvre.

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(*): Encyclopédie Larousse en trois volumes, Paris, 1966
Ce tableau dessiné au pastel représente l'artiste lui-même. Celui-ci est vêtu de rouge, couleur spécifique pour l'artiste (voir la horde d'Or).
L'artiste joue avec la couleur initiale du carton sur lequel l'oeuvre fut produite(1), mais surtout avec la clarté et donc l'aisance de la superposition des couleurs pastelles. En effet, on retrouve dans le vert du fond, un mélange de rouge, de bleu et de jaune (2). Idem avec le rouge du vêtement du sujet(3).
C'est donc avec cet assemblage des couleurs que l'artiste mettra du mouvement dans son oeuvre et évitera ainsi le ton monotone de couleurs "brutes". Cela permet également de mettre la tête, sujet central du tableau, en évidence.
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3. L'Enfant (1997)
Le travail de l'encre de Chine demande une grande importance des formes et de l'intensité du noir pour remplacer le mouvement crée par les couleurs. Il y a ici un conflit entre la lumière (gauche) et l'obscurité à droite.
En effet, ce tableau est tiré d'un passage de l'évangile « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas »(1). Les Anges rendent un jugement (2) et, selon leur décision, on passe soit dans l'obscurité par le chemin noir, soit dans la lumière.
L'Enfant, au centre, symbolise la confiance établie sur la connaissance et, en l'occurrence, la bible. Selon cette parole, l'homme doit retrouver la pureté de l'enfant qui fait confiance à son père sans se poser de questions et l'appliquer à Dieu.
A gauche, le vieux représente la somme des connaissances dues à l'expérience humaine, mais il recherche
néanmoins la confiance de L'Enfant à travers la parole de Dieu qu'il tient dans les mains (1).
Dans la partie sombre, nous retrouvons le monde des ténèbres avec l'homme d'affaires (3) symbolisant la puissance des hommes qui pensent qu'il n'y a que le business qui compte dans la vie.
Cet homme et la personne orgueilleuse(4) à ses côtés n'ont pas besoin de Dieu car tout va bien pour eux, ils sont les maîtres de la situation et ne croient pas en une personne supérieure à eux.
Au milieu en bas, il y a une confrontation du bien sur le mal avec une domination évidente du bien.
Dans le fond, se trouvent quelques formes (5) pour rétablir l'équilibre, donner une dynamique et éviter un noir intensif. Parmi ces formes, on distingue des poissons (6) qui symbolisent le christianisme qui s'oppose au serpent tentateur(7).
En dessous à droite, cette personne semble nous interpeller : « Et moi, qui suis-je ?
Est-ce que je me comporte comme un enfant ou suis-je plutôt orgueilleux ? Comment changer ? »Telles sont les questions que l'artiste veut que nous nous posions à travers son oeuvre pleine de symboles.
Bien que sa façon de voir le jugement reste discutable, l'interprétation de cette parole biblique est une réussite.
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Cette scène se déroule à Liège. En effet, nous reconnaissons le Mont Saint-Martin, lieu où habitaient les grands-parents et la mère de Boris MESTCHERSKY, et la ville ardente dans le fond. Ce tableau a été peint lors d'une manifestation d'étudiants à Liège au cours de laquelle beaucoup de personnes furent blessées.
Le jeune en premier plan, lui, ne se bat pas. Il est le personnage dont le rôle est
d'interpeller les spectateurs. Ce type de personnage est fréquent chez notre artiste, il est son porte parole, son « messager ».
Cette huile rebondissante de couleurs, de formes et de mouvement met en harmonie un monde marin et le monde d'aujourd'hui.
Ce tableau est directement inspiré du « Radeau de la Méduse » de Géricault.
MESTCHERSKY l'a adapté au verset biblique disant : « Certains ont fait naufrage par rapport à la foi ». Le message de l'artiste dans ce tableau est que les jeunes d'aujourd'hui cherchent un exemple à suivre mais les plus âgés ne répondent pas toujours aux bons critères.
Le bateau a chaviré, des restes en témoignent(1). De ce bateau qui représentait, selon le peintre, l'humanité, il ne reste plus qu'un radeau, une épave, des débris. Nous sommes dans ce radeau qui est en train de brûler lentement (2). Une petite fille (3) avertit le peuple qu'une vague énorme va les engloutir, mais il n'y fait pas attention, il ne regarde pas dans sa direction. Certaines personnes essayent de sortir de l'eau des naufragés en péril (4) mais en vain. On remarque donc le sens tragique et pessimiste de l'ouvrage.
On peut remarquer que cette oeuvre ne se situe pas dans une époque précise.
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La ville est un thème que l'artiste a beaucoup développé. Voici une oeuvre qui reflète bien
sa nostalgie de l'ambiance nocturne de la ville.
Ce tableau représente le premier baiser de Boris et de sa femme dans la ville de Saint-Jacques en Espagne. Mestchersky a énormément aimé cette ville où il vécut dans sa jeunesse .
Cette union s'effectue sous le regard de Dieu (1), de sa mère (2) et de la mouette (3), surnom attribué à son beau-père qu'il apprécie beaucoup.
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Cette œuvre est également un souvenir de voyage, cette fois-ci au Guatemala en 1996. Elle symbolise de nouveau ce qui a marqué l'artiste dans ce pays.
En effet, la revendication des Indiens pour leur passé culturel apparaît clairement aux yeux du peintre. Ce passé culturel étant incarné dans l'ensemble de formes et de couleurs qui encerclent les sujets et qui représentent les mois de l'année(l).
En haut à droite nous distinguons des buildings en noir (2) qui traduisent la nuit moderne qui écrase la culture des Indiens.
Au niveau des sujets, on constate une intensité du bleu et du rouge, couleurs fort répandues chez les Indiens. Le rouge témoigne d'une prédisposition à la violence des Indiens dans leur passé. Ces personnages qui n'ont plus rien aujourd'hui restent cependant dignes. Il y a toutefois un questionnement de l'enfant, un regard sur son avenir.
Voici donc encore un problème décelé par l'artiste qui ne doit pas apparaître comme un touriste habituel mais s'interroge sur les autres cultures et tente de nous faire passer le message à travers ses tableaux.
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Restons dans le domaine étranger avec cet accordéoniste rencontré dans le sud de la France lors d'un de ses nombreux voyages dans le Midi. Mestchersky représente l'ambiance de la rue où cette personne chantait des vieilles chansons françaises. Cette ambiance se lit dans les couleurs chaudes du midi (jaune et rouge).
Comme vous le savez sans doutes, le papillon (1) symbolise la liberté; c'est le thème de ce tableau.
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Ce tableau est un hommage aux origines orientales de Mestchersky. En effet, ses aïeux étaient des Tatars convertis aux christianisme.
On y retrouve toutes les caractéristiques de l'orient : le samovar (grande théière arabe) (en premier plan), le chameau (en haut), le croissant de lune (au centre) et un personnage oriental. Ce personnage représente ses anciens qui dorment dans le croissant de lune.
Il apparaît clairement dans ce tableau que les sujets sont nés d'un mélange imprécis de couleurs. C'est d'ailleurs ce qui fait le mouvement de l'oeuvre.
Il représente un souvenir d'un séjour en Espagne.
Dans cet ouvrage, Boris a mis en dessin la chanson " Absence " de Reggiani .
Le titre est très significatif de l'oeuvre. On perçoit aussi une solitude, un manque de l'artiste. Cette scène se déroule à Liège avec le Mont Saint-Martin dans le fond.
Ce tableau se déroule à nouveau à Liège, présente dans le fond du dessin, et plus précisément en Outremeuse le 15 août où une fête immanquable pour tout bon Liégeois est organisée. L'Outremeuse est un quartier relativement pauvre de Liège où habitent un grand nombre d'immigrés. C'est pourquoi un mélange de cultures, mouvementé et coloré, se produit àr5de cette occasion. Il règne dans les rues de ce quartier des lumières, des couleurs, des sons et des odeurs différentes que le peintre essaye de nous faire percevoir dans cette toile.