Analyse de l'oeuvre

Voici une analyse d'un petit nombre de tableaux représentant bien, semble-t-il, le style de l'artiste. Ces oeuvres ont été peintes pendant les cinq dernières années et photographiées lors d'expositions.


Liste des tableaux analysés:
1. La horde d'Or (1996)
2. Autoportrait (1994)
3. L'Enfant (1997)
4. La Banlieue (1995)
5. 20 000 lieux sous les mers (1997)
6. Les Naufragés (1996)
7. Le réverbère (1996)
8. Le baiser de Saint-Jacques (1995)
9. Tel Aviv (1996)
10. Guatemala (1996)
11. Le dernier tango (1997)
12. Papillon (1996)
13. Orient (1997)
14. La feria (1997)
15. Absence (1996)
16. La passerelle (1996)



1. La horde d'Or (1996)

Tableau: la horde d'or Cette gouache qui semble à première vue représenter un couple de Mongols (1) entouré d'une multitude de formes et de couleurs est en fait un hommage que l'artiste rend à son passé et ses origines. Comme son nom l'indique, cette toile représente la Horde d'Or. La Horde d'Or est le royaume mongol le plus occidental, situé à l'Ouest de l'Irtych et s'étendant sur le sud de la Russie et la Galicie. Il fut fondé, ainsi que sa capitale Saray, au Xlllè siècle.(...) Il subit l'influence des Turcs et de l'Islam. Il imposa sa suzeraineté aux princes russes, puis étant tombé dans l'anarchie dès la seconde moitié du XlVè siècle, il fut conquis en 1380 par Tuqtamich, khan de la Horde Blanche.(*) C'est cette invasion des Mongols sur le peuple russe que l'artiste à représenté dans son ouvrage. Dans cette amas de couleurs et de formes mettant du mouvement dans ce tableau, on retrouve des signes représentatifs de l'animisme de ce peuple. Leurs Dieux se retrouve dans l'herbe (2), le vent et d'autre phénomènes naturels. On peut remarquer que ses personnages sont vêtus de rouge(3). En effet, le rouge représente la violence et nous rappelle ainsi que l'homme n'est pas parfait. Mais cette couleur est aussi signe de vie dans la bible. Voilà la raison pour laquelle l'artiste colorera un grand nombre de personnages en rouge. Pour conclure, ce tableau fortement chargé (et peut-être même un peu trop ... ) est en fait plein de sens mais qu'il faut aller chercher en profondeur. D'où l'importance des formes et des couleurs pour plaire au spectateur qui ne cherche pas à comprendre la signification de l'oeuvre.

1.Le couple de Mongols (homme)Le couple de mongols (femmes) 2.Leurs Dieux se trouve dans l'herbe 3.Le rouge des personnages

(*): Encyclopédie Larousse en trois volumes, Paris, 1966


2. Autoportrait (1994)

Tableau: Autoportrait Ce tableau dessiné au pastel représente l'artiste lui-même. Celui-ci est vêtu de rouge, couleur spécifique pour l'artiste (voir la horde d'Or). L'artiste joue avec la couleur initiale du carton sur lequel l'oeuvre fut produite(1), mais surtout avec la clarté et donc l'aisance de la superposition des couleurs pastelles. En effet, on retrouve dans le vert du fond, un mélange de rouge, de bleu et de jaune (2). Idem avec le rouge du vêtement du sujet(3). C'est donc avec cet assemblage des couleurs que l'artiste mettra du mouvement dans son oeuvre et évitera ainsi le ton monotone de couleurs "brutes". Cela permet également de mettre la tête, sujet central du tableau, en évidence.
Avec ce type de dessin peu courant chez lui, Mestchersky nous prouve encore son goût pour les couleurs dans un autoportrait simple comme sujet représenté.


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3. L'Enfant (1997)

Tableau: L'enfant Le travail de l'encre de Chine demande une grande importance des formes et de l'intensité du noir pour remplacer le mouvement crée par les couleurs. Il y a ici un conflit entre la lumière (gauche) et l'obscurité à droite. En effet, ce tableau est tiré d'un passage de l'évangile « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas »(1). Les Anges rendent un jugement (2) et, selon leur décision, on passe soit dans l'obscurité par le chemin noir, soit dans la lumière. L'Enfant, au centre, symbolise la confiance établie sur la connaissance et, en l'occurrence, la bible. Selon cette parole, l'homme doit retrouver la pureté de l'enfant qui fait confiance à son père sans se poser de questions et l'appliquer à Dieu.
A gauche, le vieux représente la somme des connaissances dues à l'expérience humaine, mais il recherche néanmoins la confiance de L'Enfant à travers la parole de Dieu qu'il tient dans les mains (1). Dans la partie sombre, nous retrouvons le monde des ténèbres avec l'homme d'affaires (3) symbolisant la puissance des hommes qui pensent qu'il n'y a que le business qui compte dans la vie. Cet homme et la personne orgueilleuse(4) à ses côtés n'ont pas besoin de Dieu car tout va bien pour eux, ils sont les maîtres de la situation et ne croient pas en une personne supérieure à eux.
Au milieu en bas, il y a une confrontation du bien sur le mal avec une domination évidente du bien. Dans le fond, se trouvent quelques formes (5) pour rétablir l'équilibre, donner une dynamique et éviter un noir intensif. Parmi ces formes, on distingue des poissons (6) qui symbolisent le christianisme qui s'oppose au serpent tentateur(7). En dessous à droite, cette personne semble nous interpeller : « Et moi, qui suis-je ? Est-ce que je me comporte comme un enfant ou suis-je plutôt orgueilleux ? Comment changer ? »Telles sont les questions que l'artiste veut que nous nous posions à travers son oeuvre pleine de symboles.
Bien que sa façon de voir le jugement reste discutable, l'interprétation de cette parole biblique est une réussite.

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4. La Banlieue (1995)

Tableau: La Banlieue Cette scène se déroule à Liège. En effet, nous reconnaissons le Mont Saint-Martin, lieu où habitaient les grands-parents et la mère de Boris MESTCHERSKY, et la ville ardente dans le fond. Ce tableau a été peint lors d'une manifestation d'étudiants à Liège au cours de laquelle beaucoup de personnes furent blessées. Le jeune en premier plan, lui, ne se bat pas. Il est le personnage dont le rôle est d'interpeller les spectateurs. Ce type de personnage est fréquent chez notre artiste, il est son porte parole, son « messager ».
Le Mont Saint-Martin sert bien plus que de toile de fond, Celui-ci représente le christianisme, Dieu. Mais il n'y a pas de lumière dans cette église, ce qui est le signe d'un manque de vie dans la foi. Les gens vont à l'église car ils pensent y rencontrer le ciel (d'où la couleur bleu du bâtiment) mais s'il n'ont pas de convictions et qu'il n'y vont que par tradition, leur christianisme n'est pas vraiment vécu. Ce sont ces personnes-là qui se battent et qui entraînent un manque d'expérience dans la vie (d'où la couleur noire du ciel). Le thème de la religion est donc encore présent dans cette oeuvre contrairement à ce que l'on pourrait croire à première vue. Nous retrouvons également le goût du peintre pour l'ambiance de la ville. Cette oeuvre est donc caractéristique de l'intérêt de l'artiste pour la religion et l'actualité.


5. 20 000 lieux sous les mers (1997)

Tableau: 20 000 lieux sous les mers Cette huile rebondissante de couleurs, de formes et de mouvement met en harmonie un monde marin et le monde d'aujourd'hui.
En effet, ce monde marin représente notre milieu naturel. Celui-ci est bouleversé par la pieuvre. Cet animal vient étouffer le plongeur, l'homme. Mais quelle est cette bête qui vient envahir et bouleverser notre monde ? C'est à chacun de l'imaginer. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'auteur n'a pas donné de tête à l'animal.
Le plongeur, le sujet du tableau, est inquiet, il se pose des questions, il est effrayé. Pourquoi cette pieuvre s'attaque-t-elle à lui ? Jusqu'où va-t-elle aller ? Qui est-elle ? L'artiste veut que nous nous posions également ces questions. Pour lui, la pieuvre est la bêtise que l'homme fait actuellement en polluant et en détruisant son milieu naturel. « Pourquoi investir des milliards de dollars pour resserrer un boulon dans l'espace alors qu'avec cet argent on pourrait sauver des forêts entières ? », dit Boris « Sa bêtise est en train de l'étouffer lui-même ». Mais rassurez-vous, tout n'est pas perdu, il reste l'espoir qui est symbolisé par le poisson volant. Pour MESTCHERSKY, cet espoir est la religion et l'amour mais, là aussi, c'est à nous d'interpréter cela individuellement et chacun selon ses convictions.
Tel est le message et le cri d'alerte que Boris a voulu faire passer à travers ce tableau. Il nous demande de nous remettre en questions face à notre milieu, notre entourage, nos actions,... la vie. En conclusion, on peut dire que, dans cette oeuvre, les formes et les couleurs se retrouvent dans une interprétation du monde très personnelle.

6. Les Naufragés (1996)

Tableau: Les Naufragés Ce tableau est directement inspiré du « Radeau de la Méduse » de Géricault. MESTCHERSKY l'a adapté au verset biblique disant : « Certains ont fait naufrage par rapport à la foi ». Le message de l'artiste dans ce tableau est que les jeunes d'aujourd'hui cherchent un exemple à suivre mais les plus âgés ne répondent pas toujours aux bons critères. Le bateau a chaviré, des restes en témoignent(1). De ce bateau qui représentait, selon le peintre, l'humanité, il ne reste plus qu'un radeau, une épave, des débris. Nous sommes dans ce radeau qui est en train de brûler lentement (2). Une petite fille (3) avertit le peuple qu'une vague énorme va les engloutir, mais il n'y fait pas attention, il ne regarde pas dans sa direction. Certaines personnes essayent de sortir de l'eau des naufragés en péril (4) mais en vain. On remarque donc le sens tragique et pessimiste de l'ouvrage. On peut remarquer que cette oeuvre ne se situe pas dans une époque précise.
Le sens biblique est toujours présent bien que l'interprétation soit prise un peu trop au pied de la lettre. Mais la magie des formes et couleurs continue d'attirer notre attention sur ce tableau rempli de sens divers.

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7. Le réverbère (1996)

Tableau: Le Réverbère La ville est un thème que l'artiste a beaucoup développé. Voici une oeuvre qui reflète bien sa nostalgie de l'ambiance nocturne de la ville.
Le réverbère met de la lumière, de la vie, de la chaleur et de la sécurité dans une ville assombrie. Une caractéristique de cette oeuvre est qu'on ne sait de nouveau pas à quelle époque appartiennent les sujets. Leurs vêtements et attitudes ne nous donnent aucun indice. Autre spécificité : l'action se passe en dehors du tableau. Il y a un attroupement dans la ville près de ce réverbère pour nous voir, nous, spectateurs. Mais que peuvent-ils observer chez nous ? Ce que nous sommes devenus ? Sont-ils étonnés de voir comment l'homme a traité sa planète ? Ou est-ce notre individualisme ? Ces question sont celles que l'artiste se pose en regardant ce que le monde d'aujourd'hui est devenu, Il veut que nous, spectateurs, nous nous en rendions compte.

8. Le baiser de Saint-Jacques (1995)

Tableau: Le baiser de Saint-Jacques Ce tableau représente le premier baiser de Boris et de sa femme dans la ville de Saint-Jacques en Espagne. Mestchersky a énormément aimé cette ville où il vécut dans sa jeunesse . Cette union s'effectue sous le regard de Dieu (1), de sa mère (2) et de la mouette (3), surnom attribué à son beau-père qu'il apprécie beaucoup.
Il relate tout ce que Boris aime: Dieu, son beau-père, sa femme et la ville. Cette oeuvre est donc très intimiste; c'est un souvenir, une nostalgie des bons moments passés.

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9. Tel Aviv (1996)

Tableau: Tel Aviv
Ce tableau fut peint après un voyage à Tel Aviv. L'artiste nous fait percevoir l'ambiance de la ville à minuit, l'animation de ce lieu l'ayant vraisemblablement marqué. Les couleurs, la chaleur et le mouvement semblent être les caractéristiques de cet endroit. En arrière plan, Mestchersky a représenté la ville de Tel Aviv et son port (1). Au premier plan, une série de personnes symbolisent un problème différent pour chacune. Ainsi, on retrouve une prostituée (2), un épouvantail (3) représentant ceux qui n'ont pas de personnalité, qui ne prennent pas d'initiative et qui encaissent les coups des « méchants ». Ces démons sont incarnés dans les brigands et le vautour (4). Ils symbolisent le mal, sont des intégristes, des vautours de la finance, des profiteurs,... Le sujet du tableau est à nouveau en rouge et nous interpellé face à ces problèmes. Ce type de personnages est classique chez Mestchersky. Devant ce dernier personnage, il y a un trou noir. L'artiste s'arrête au bord du gouffre et se pose des questions.
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10. Guatemala (1996)

Tableau: Guatemela Cette œuvre est également un souvenir de voyage, cette fois-ci au Guatemala en 1996. Elle symbolise de nouveau ce qui a marqué l'artiste dans ce pays. En effet, la revendication des Indiens pour leur passé culturel apparaît clairement aux yeux du peintre. Ce passé culturel étant incarné dans l'ensemble de formes et de couleurs qui encerclent les sujets et qui représentent les mois de l'année(l). En haut à droite nous distinguons des buildings en noir (2) qui traduisent la nuit moderne qui écrase la culture des Indiens. Au niveau des sujets, on constate une intensité du bleu et du rouge, couleurs fort répandues chez les Indiens. Le rouge témoigne d'une prédisposition à la violence des Indiens dans leur passé. Ces personnages qui n'ont plus rien aujourd'hui restent cependant dignes. Il y a toutefois un questionnement de l'enfant, un regard sur son avenir. Voici donc encore un problème décelé par l'artiste qui ne doit pas apparaître comme un touriste habituel mais s'interroge sur les autres cultures et tente de nous faire passer le message à travers ses tableaux.

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11. Le dernier tango (1997)

Tableau: Le dernier tango Restons dans le domaine étranger avec cet accordéoniste rencontré dans le sud de la France lors d'un de ses nombreux voyages dans le Midi. Mestchersky représente l'ambiance de la rue où cette personne chantait des vieilles chansons françaises. Cette ambiance se lit dans les couleurs chaudes du midi (jaune et rouge).
Le contour du sujet n'est qu'un exercice de style en restant dans le thème de la musique.
Cette toile eut du succès et eut l'honneur de constituer la couverture de l'invitation de son exposition à Huy en 1997.

12. Papillon (1996)

Tableau: papillon Comme vous le savez sans doutes, le papillon (1) symbolise la liberté; c'est le thème de ce tableau.
Si quelqu'un de bien (2) utilise cette liberté, elle sera entre de bonnes mains et pourra donc se développer sans trop de problème. Car personne n'est maître de la liberté, elle papillonne mais est en même temps très fragile et ne dure pas longtemps.
Tandis que si elle tombe dans les mains d'une brute(3), elle sera directement écrasée. Les clowns (4) représentent les artistes qui sont souvent inutiles aux yeux de beaucoup de personnes mais mettent de la couleur, de la gaieté dans la vie et nous permettent de nous évader de ce monde qui est cloisonné par le rationnel(5). Ils ont donc la possibilité de prendre du recul face à cet univers et de le critiquer. On retrouve également une opposition entre le bien (2) et le mal (3). Mais pourtant, entre ces deux mondes, la vie continue (6) avec ses clowns (4), ses papillons(l) et ses calculs (5). Cette toile est donc une définition de la place de l'artiste dans le monde d'aujourd'hui telle que la voit Mestchersky.

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13. Orient (1997)

Tableau: Orient Ce tableau est un hommage aux origines orientales de Mestchersky. En effet, ses aïeux étaient des Tatars convertis aux christianisme. On y retrouve toutes les caractéristiques de l'orient : le samovar (grande théière arabe) (en premier plan), le chameau (en haut), le croissant de lune (au centre) et un personnage oriental. Ce personnage représente ses anciens qui dorment dans le croissant de lune.
Ce tableau resplendit de formes et de couleurs et reflète donc bien l'ambiance colorée de l'orient.
Le sens a donc peu d'importance dans cet oeuvre qui est plus un exercice de style qu'un message à faire passer.


14. La feria (1997)

Tableau: La feria Il apparaît clairement dans ce tableau que les sujets sont nés d'un mélange imprécis de couleurs. C'est d'ailleurs ce qui fait le mouvement de l'oeuvre. Il représente un souvenir d'un séjour en Espagne.
La feria est une course de taureaux pratiquée en Espagne. Il règne cependant quelque confusion dans ce tableau. En effet, les taureaux semblent être préhistoriques et un dessin néandertalien témoigne d'un trait du passé. Serait ce donc une feria préhistorique ? L'artiste n'attache pas d'importance à cela. Il insiste plutôt sur la revanche de l'animal sur l'homme. En effet, on distingue deux hommes face aux taureaux. Le premier, lui, est toujours debout mais plus pour très longtemps et le second se fait carrément renverser par l'animal.
Encore un " coup de gueule " de l'artiste face à ses jeux où l'animal est utilisé à des fin stupides.


15. Absence (1996)

Tableau: Absence Dans cet ouvrage, Boris a mis en dessin la chanson " Absence " de Reggiani . Le titre est très significatif de l'oeuvre. On perçoit aussi une solitude, un manque de l'artiste. Cette scène se déroule à Liège avec le Mont Saint-Martin dans le fond.
Comme je l'ai déjà précisé, cet endroit a vraisemblablement une grande importance pour MESTCHERSKY. Ce manque pourrait donc être sa mère, décédée en 1995.
Cette oeuvre très triste mais en même temps très belle est donc une interprétation personnelle de cette chanson " Absence ".

16. La passerelle (1996)

Tableau: La passerelle Ce tableau se déroule à nouveau à Liège, présente dans le fond du dessin, et plus précisément en Outremeuse le 15 août où une fête immanquable pour tout bon Liégeois est organisée. L'Outremeuse est un quartier relativement pauvre de Liège où habitent un grand nombre d'immigrés. C'est pourquoi un mélange de cultures, mouvementé et coloré, se produit àr5de cette occasion. Il règne dans les rues de ce quartier des lumières, des couleurs, des sons et des odeurs différentes que le peintre essaye de nous faire percevoir dans cette toile.
Le " Tohu-bohu " reflète bien cette ambiance de fête et ces bruits. Le passant qui ne connaît pas cette tradition de fête est bien entendu surpris. Pourtant quelque chose vient dérégler cette ambiance, on ne sait pas ce que c'est ni d'où elle vient. Mais cette ambiance commence à être engloutie par cela et tend à disparaître. Boris nous fait donc encore une fois découvrir une ambiance vécue et appréciée.


mestchersky